Ce matin, par la fenêtre, le figuier des voisins clignote au gré du vent...
Un grand figuier, parfumé d'âpre et poivré, généreux de ses fruits
J'aime observer la ripaille joyeuse des oiseaux du ciel,
Un instant éloignés, ils virevoltent sans façons
Pendant que les cd insolites, tourbillonnent au gré du vent
J'imagine les vieux voisins, soucieux de leur bien,
grimpés sur une échelle posée contre les branches
Je me demande, quelles sont les voix qu'ils ont choisies
pour effrayer la gent ailée?
Paradoxe, sourire, voix enregistrée au milieu des chants naturels...
J'imagine les notes libérées s'accoupler à la plume,
J' entends d'ici un étrange concert, de vent et de voix,
De chants d'oiseaux gavés de sucre
La nature ce jour triomphe sans façons
Les oiseaux chantent, les pies pinaillent,
les notes muettes continuent de briller
Et je souris...
Trois haïkus (et s’en va)
Il y a 4 semaines
